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Archive pour la catégorie ‘Ecole’

Dimanche autonomé #6

Demain c’est la rentrée,
Je vous présente donc les nouveaux ateliers autonomes de la période 4
Beaucoup vont d’ailleurs être prolongés en période 5.

Espace : Un jeu de « picots » (?) , acheté 3€ chez Hema. D’ailleurs, si quelqu’un a vu des modèles à imprimer, je suis preneuse !

Numération : Jeu génial acheté chez Tiger à Barcelone (ah ah… ! Mais depuis il y en a à Lille entre autres…)
L’élève lance les dés et peut abaisser soit le nombre représentant la somme des 2 dés (ici 7), soit les 2 nombres (ici 5 et 2). Il a gagné lorsque tous les chiffres sont abaissés.
Les élèves l’adorent et je n’en ai qu’un. Je l’ai donc détourné avec des bouchons de bouteilles. Inscrire les nombres de 1 à 10. Même système, l’élève retourne les bouchons au lieu d’abaisser la pièce en bois.

Mémo sonore à partir de boîtes Kinder remplies de lentilles, boutons, semoule, grelots… Gros succès.

Discrimination visuelle à la loupe : apparier petit et grand flocon. Cela s’est révélé difficile, les images n’étant pas très nettes et trop nombreuses. J’en mettrai beaucoup moins l’année prochaine. Je ne sais plus d’où ils viennent, si quelqu’un a le lien…

Phonologie : j’entends / je n’entends pas
Basé sur les cartes d’ici, pas envie de refabriquer un truc… je me suis donc servie d’images que j’avais, notamment de la banque « phono ».

Autocorrection avec morceau de masking tape à l’arrière où j’ai inscrit la lettre ou la lettre barrée.

Encodage : dictées muettes (de la géniale objectifmaternelle à trouver ici ) avec correction à l’arrière, les élèves écrivent le mot sur une ardoise. Peu utilisé par les élèves car encore trop difficile (et trop de cartes). Il trouvera sa place davantage en période 5.

Ecriture / numération : chiffres rugueux achetés chez Nature et Découvertes

Numération : cartes à associer (dans coffret chiffres rugueux de Nature et Découvertes)

Boites à mots : toujours de chez la géniale objectif maternelle à trouver ici, 10 boîtes à mots avec une vraie progression. Je les ai faites elles aussi auto correctives (avec gommettes derrière). GROS succès… Ceux qui trichaient au début car ne comprenait absolument pas le truc, lisent maintenant les mots, et sont si fiers à la fin de retourner toutes les cartes et de voir que tout est juste (et sans tricher !!)
Atelier que je vais aussi prolonger durant la période 5.

Voilà pour la période 4 !! Et vous ? des nouveautés ???

Dimanche conté

Ahem… C’est un peu le vide intersidéral par ici…
J’avais parlé de vous montrer les boîtes à conter il y a… un moment !

J’ai découvert ce concept en allant observer une classe,
(Dois-je refaire l’apologie des visites chez les collègues ? Hein ???)
Où des MS contaient devant leur classe le petit chaperon rouge…
J’avais trouvé cela génial ! Parce que oui, on nous dit qu’ils doivent savoir raconter une histoire,
Dans l’ordre, en utilisant les bonnes structures syntaxiques, toussa toussa….
Sauf qu’avec 27 olibrius, le temps qu’un seul raconte une histoire de bout en bout, les autres sont déjà perchés sur les tables…!

J’ai donc été faire un tour chez le suédois, et hop !
En ai mis une en place par période, en laissant les « anciennes » en service.
Pour l’introduction :
- je leur ai lu le conte plusieurs fois (parfois plusieurs versions)
- je leur ai joué avec les marionnettes
- enfin, j’ai mis la boîte dans les ateliers autonomes

Résultat :
- ils y sont tous passés
- ils racontent l’histoire du début à la fin
- ils interagissent en se distribuant les rôles ou en racontant seul
- ils ont intégré un vocabulaire et des structures syntaxiques qu’ils réutilisent
- ils ont même conté devant une classe de MS, pas peu fiers d’eux !

Voici les photos de mes 3 boites :

Le petit chaperon rouge : Loup, chaperon et grand-mère from ikea (si vous ne les connaissez pas, elles sont top ! Le loup peut avaler la grand mere et le chaperon et son ventre s’ouvre à l’aide de scratchs), chasseur from stock perso de marionnettes

Les trois petits cochons : loup chiné en vide grenier, cochons from Hema, briques / paille et bois en duplos et kaplas, marmite en pot de compote de la cantine recyclé (rien ne se perd… ;) )

Boucle d’or et les 3 ours : meubles et personnages récupérés dans mes jouets de petite fille entre playmos et petits malins

Je vais continuer en mettant des « sacs à histoires » (cela prendra moins de place) et en plastifiant les images de personnages, accrochés sur des baguettes. Déjà mis en place : « c’est moi le plus fort ».
On en trouve plein d’exemples sur pinterest si besoin !

Et en action :


Mardi réseauté #2

Chose promise… chose dûte !
Mes réseaux chouchoux
N’hésitez pas à partager vos coups de coeur en commentaire…
Pour commencer, je vous parlerai des… séries !

Les séries :
(Je ne mettrai pas l’intégrale des séries. Juste pour que vous ayez une idée de plusieurs titres)

- Tromboline et Foulbazar de POnti
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- Les Quichon d’Anaïs Vaugelade (une de mes auteurs préférés jeunesse)
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- La petite princesse de Tony Ross

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- Emile de Cuvellier (hhhiiiii…!!! Fan absolue… A lire de toute urgence si vous ne connaissez pas ! Ils sont TOUS hilarants…)

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- Le lapin rose d’Audrey Poussier (grands livres cartonnés, très peu de texte mais très intéressants, même pour des GS ! Et récit par accumulation)
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Dimanche kaplaé

Dans la série « je n’ai pas inventé la poudre mais voilà quelque chose qui pourrait vous intéresser« …
Voilà encore quelque chose mis en place qui « fonctionne ».
Pas difficile à faire, je le partage donc !

Le défi kaplas

J’ai trouvé tous les documents ici pour les figures 2D et ici pour la 3D


Je l’ai introduit en l’intégrant aux ateliers de la semaine et au bout de 5 semaines, ai fait une petite piqûre de remotivation en le remettant aux ateliers « obligatoires ». Le reste du temps, il est en atelier autonome.


Les modèles imprimés et plastifiés sont dans la caisse des kaplas.
Les élèves peuvent les reproduire sur une table ou dans le coin regroupement selon leur choix.
Ils choisissent le modèle de leur choix, le réalisent, doivent se faire valider par un copain et vont ensuite cocher la case correspondante.

Tout est consigné dans un tableau de suivi. Une fois le contrat rempli, l’élève peut coller une gommette brillante sur son prénom (ils en raffolent !!). Il y a eu bien sûr des tricheries. Mais toujours avouées et rattrapées.
On peut aussi les consigner dans un livret individuel (peut être plus facile pour des MS par exemple…) Mais dans ma classe, je n’ai pas de casiers individuels, pas la place… C’était ça ou les ateliers autonomes… Mon choix a été vite fait !

Tout est livré clé en main !
Chacun peut aller à son rythme, il y a une réelle motivation, pas d’ordre préétabli…
Foncez !

Bientôt, je vous présente ce que contiennent ces boîtes transparents sous les tableaux de suivi… (mais quel siouspense !!)

Mercredi réseauté #1

Je voulais en parler depuis longtemps ici…
Parce qu’on ne voit pas assez de choses « concrètes » dessus en formation…
Parce que c’est si riche et si porteur en maternelle…
Je ne prétends pas pour autant montrer une pratique « modèle » ni une « marche à suivre »…
Ceux qui connaissent ma classe de plus près savent combien elle est imparfaite.
Mais je crois tellement en la mutualisation entre enseignants…

Alors, d’où me vient la lubie de la lecture en réseau ?
Dans mon tout premier poste de titulaire, c’était l’un des gros projets de l’école (zep je précise). J’y ai donc tout de suite plongé. Et puis, je m’en suis éloignée, j’ai travaillé plus « classiquement » autour d’un seul album ou de plusieurs du même auteur…
Mais je trouvais ça toujours assez artificiel et les élèves n’étaient pas du tout acteurs de cette mise en réseau…
Et puis, j’ai croisé cette professeur formidable de l’espe, en formation continue, en stage… Qui en a reparlé, avec d’autres liens, d’autres images… Alors j’ai réessayé. L’année dernière. Et puis… c’était toujours moi qui faisais les réseaux. Je faisais de belles affiches que je mettais au mur (beaucoup trop haut mais pas de place !)… ça faisait une belle déco, quoi !
Et cette année, je m’y suis VRAIMENT remise… (après avoir revu un réel travail dessus dans une école en stage… Il n’y a que ça de vrai : aller dans les classes visiter les autres collègues… Quand la formation initiale aura compris ça….!!)

Les réseaux, c’est quoi ? Et pourquoi le faire plutôt que d’étudier un seul album ?
Alors, je ne donnerai pas ici tout l’apport théorique que je suis bien incapable de remettre par écrit. La base vient d’un ouvrage qui n’est malheureusement plus édité de Madeleine Corbenois.
Mais avec mes petits mots maladroits, je retranscris les grandes lignes de ce que j’ai retenu des différentes personnes qui m’en ont parlé. La compréhension d’album ce n’est pas seulement écouter la maîtresse lire. C’est avant tout savoir faire des parallèles, reconnaître un même personnage (loup, renard, chaperon rouge), un même auteur, un même illustrateur, une même structure… Et faire des parallèles, des connexions entre les albums c’est ce qui va ensuite permettre de faire des connexions dans tous les autres apprentissages, c’est essentiel. Savoir se détacher du livre lu pour le mettre en parallèle avec d’autres, les comparer, les confronter, tout cela permet ensuite de savoir mettre tous ses apprentissages en lien.
Cela n’exclut pas de travailler un album en particulier mais le travail est alors autre…

Mais alors, la littérature en réseau, comment on prépare en amont ?
Concrètement, je n’ai pas de bibliothèque fixe dans ma classe beaucoup trop petite pour mes 27 élèves. J’ai un « bac à livres » près du tableau. Lorsque j’arrive dans une classe, je vide généralement la bibliothèque de classe… Parce que les livres, c’est comme les jeux, il faut les faire évoluer, les élèves se lassent vite et souvent prennent toujours les mêmes 5 – 6 livres et les autres restent abandonnés…


J’ai donc ma caisse que je remplis avec 3 ou 4 réseaux par période. J’emprunte les livres à la bibliothèque (j’ai la chance d’avoir une bibliothèque à côté de chez moi avec un chouette espace jeunesse) ou dans ma bibliothèque personnelle (autant faire travailler les élèves sur des albums que l’on aime !).
Pour constituer les réseaux, je me sers de ce site référence (de Madeleine Corbenois) où les références ont un peu vieilli mais cela donne un bon départ et les « classiques » y sont.
Il y a aussi ce site ici avec des réseaux plus récents. et ici aussi avec une sélection par thème.

Pour vous donner une idée, cette année (je change tous les ans parce qu’on s’ennuie sinon nous aussi !) en période 1 j’ai fait l’école (classique !), les petites princesses de Tony Ross, les abécédaires.
En période 2 : les livres à compter, Christian Wolz, les livres des peurs, (j’avais prévu Noël mais les élèves ne le se sont pas vraiment approprié… J’ai donc laissé tomber)
En période 3 : Léo Lionni, les structures par accumulation, le personnage du renard, les documentaires

Il y a donc environ une trentaine de livres par période. Le mieux est de préparer les couvertures en petit format (plutôt que de les photocopier une par une) en cherchant sur google images.

Mais… la littérature en réseau, en classeConcrètement, comment on fait ?
Les livres sont à disposition en libre service, les élèves peuvent donc les feuilleter, les lire à tout moment. En début de période, on lit énormément d’albums (au moins 2 par jour).
Dès la 2e semaine, en fin de journée, on RElit un album (les élèves travaillent en plus la distinction lu / non lu).

Pour la première période, j’avais découpé toutes les couvertures, et les élèves ont réfléchi à « comment mettre les livres ensemble ? Et pourquoi tel livre irait avec tel autre ? »
Les premières affiches étaient nées. Je les ai mises juste à côté de mon regroupement, sur des portes d’armoire.


Et puis, lors de la 2e période, après la lecture de »Max et les Maximonstres » et de « zou n’a pas peur ». Un élève m’a alors dit « Oh ça fait un peu peur les Maximonstres…. Oh, mais c’est comme dans Zou ! »
Et hop, le premier réseau « créé » par les élèves était né…
Les autres réseaux sont sortis et puis, un jour, Mlle S. arrive avec un livre (vous aussi vous les laissez apporter des livres de la maison ? Pour ne pas à avoir à tous les lire car souvent pas nécessaires pour le boulot en cours, je leur fais présenter leur page préférée… Astuce de maîtresse débordée et anti Disney !! ;) ).
Je la vois arriver avec ses gros sabots…
Moi : « Pourquoi est-ce que tu as apporté ce livre mlle S. ?
Elle : – Bah… parce que je l’aime bien. »
Je souris et lis en regroupement le livre. Pendant toute la lecture, je regarde Mlle S. du coin de l’oeil qui louche abondamment sur les affiches de l’armoire.
A la fin de ma lecture, je réitère ma question :
« - Et donc, tu l’as amené juste « comme ça » ?
Elle (toujours louchant sur l’armoire) : Bah… en fait… Quand je l’ai lu à la maison, j’ai vu qu’il faisait un peu peur… Alors je me suis dit qu’on pourrait peut être le mettre sur l’affiche… »

Et hop : non seulement utilisation des livres choisis par l’enseignante mais enrichissement des réseaux…
(Je ne vous cache pas que je mangeais mon pain blanc !!)

Comme cela fonctionnait drôlement bien, je me suis alors dit que je pouvais passer à la vitesse supérieure…
J’avais vu la schématisation des structures dans une classe « modèle ».

La littérature en réseau : comment leur faire prendre conscience des structures de narration ?
J’ai commencé par lire « l’anniversaire de Mr Guillaume » de Vaugelade (un de mes livres préférés du monde entier)… Et on a essayé de dessiner avec des petits ronds les personnages et leur apparition.
Et puis j’ai laissé ma petite feuille à ronds dans un coin du tableau. On a lu d’autres choses, on en a plus vraiment reparlé.
La semaine d’après, j’ai RElu « une farce » de Poussier. Et comme à chaque fin de lecture, je leur ai demandé :
« Avez-vous quelque chose à dire à propos de cette histoire ? » (je m’attendais à ce qu’il me réexpliquent la farce comme lors de la première lecture)
Mr L : »C’est un peu comme dans l’anniversaire du petit garçon là… Y’a un personnage pis après y’en a un autre qu’arrive, et pis un autre et pis un autre… »
(j’en aurais pleuré !!)
Alors, maintenant, ils connaissent presque tous les gros mots « structure par accumulation » et sont prêts pour celle par juxtaposition !!

Et la prochaine fois, je vous donne mes  réseaux chouchous si ça vous dit !

Samedi autonomé #5

Je suis en retard
Ateliers autonomes de période 2.
J’ai essayé d’en faire le bilan
Idées, modifications sont les bienvenues en commentaires !


Alphabet à reconstituer : pas un gros succès. Un peu ennuyeux… Je ne le referai pas je pense !


Cadres d’habillage : Moi je les adore… Mes élèves pas tant que ça… Ils sont peut être un peu grands pour cette activité… Plus justifiée en PS et MS…

Les doigts malins : Reproduire un modèle en déplaçant les boules de couleur du bout des doigts.
un peu difficile pour le coup (mes ce1 les adoraient !) mais ils vont y arriver de mieux en mieux !


Bandes numériques à trous :
pas super funky mais compétence que je voulais qu’ils travaillent et seul « jeu » que j’ai trouvé pour éviter les fiches…

Ciseaux cranteurs : GROS succès !! Ils manipulent tous très bien les ciseaux (et au départ, ça n’était pas vraiment le cas !!) et inventent des découpages des plus compliqués !

Formes à clouer : je n’ai pas de photos en situation mais énorme succès. Ils inventent des tableaux de plus en plus complexes et adorent cet atelier sans s’en lasser .

Numération marrons : un « classique » chez Montessori. J’avais pyrogravé les rondelles de bois cet été. Très utile et souvent pris. Ils le réalisent consciencieusement (il y a dessous un tapis « bulgum » pour éviter le bruit « délicat » des marrons !


Accessoires pâte à modeler : toujours du succès et indispensable, et ce, même en GS !!


Perforatrices :
là aussi gros succès et gros progrès en motricité fine !


Haricots numération : difficile à la préhension et pas d’auto correction directe… A modifier peut être…

Ronds de serviette : je voulais le faire depuis un moment. Ronds de serviette chinés en vide-grenier, serviettes récupérées dans la maison de famille. Pliage, roulage… A garder !

Versé : là aussi gros succès.  Bon, 2 pots décédés dans la bataille mais pas trop de dommages collatéraux !

Il en manque un, je le rajouterai lundi !

Mercredi autonomé #4

Nouvelle année, nouveaux ateliers !!

Le sac mystère : réinvestissement du vocabulaire du matériel de classe (surligneur, gomme, crayon à papier, agrapheuse etc…). L’élève tire une carte plastifiée sur laquelle figure l’image de l’objet et son nom et doit chercher à l’aveugle dans le sac l’objet et dire son nom. (un masque de nuit est à leur disposition dans le tiroir)

La maison des clés : Bon, ça c’est pas moi qui l’ai construit… J’en rêvais… Mon beau-père l’a fait !


Les pics à pinces
: idéal en début d’année pour bosser la motricité fine. Je m’en servirais bien par la suite avec des élastiques… A voir…

Tournevis : même fournisseur officiel (gros succès…)

Versé : le plus simple possible. Transvaser d’un pot à un autre. (Les Atsems qui nettoient ma classe me haïssent…)


Pavage mosaïque : « faux travail » de pavage car les formes sont toutes les mêmes et les modèles sont fournis mais ce jeu (trouvé chez Nature et Découverte) fait travailler le début des pavages et les assemblages en suivant un modèle.


La boîte d’automne : première manipulation des différentes loupes et boîtes à observer. Idéal avec les mille bricoles que les élèves nous ramènent à cette période de l’année….

Numération-dominos : Totaliser le nombre de points du domino et le positionner dans la case correspondante.

Perforer : petites perforatrices de différentes formes (achetées chez Hema je crois) et papiers de couleurs (paquet de 100 à 4€ chez Hema)

Lacets : Chaussure en bois trouvée aussi chez Nature et Découverte. Je vous joins les photos du « modèle » que j’ai plastifiées et mises dans le tiroir. (Elles ne sont pas parfaites mais ça vous donne une idée !)

Mardi presque terminé

« Plus que un mardi maîtresse ».

J’ai de plus en plus de mal à expliquer, défendre mon métier auprès de mon entourage…
Et quand j’entends « Allez, bientôt les vacances » alors qu’on est fin mai…
Je me tais et je souris.

Parce que le tourbillon du mois de Juin, il est inexplicable pour qui ne le vit pas.
Inconcevable pour les non initiés.

D’abord, il y a les kermesses, les expos d’école et les spectacles en tous genres,
ça, on le vit tous, instits et parents
bon, tu multiplies par 2 pour les festivités de tes enfants et les tiennes mais bon…
Mais…. ça, ce n’est que la partie visible de l’iceberg !!

Alors, après tu ajoutes le boulot « juste » de classe.
Parce que jusqu’au bout, tu leur fais apprendre des trucs aux élèves,
Donc tu prépares ta classe,
Tu prépares tes évaluations (que tu fais passer, que tu corriges, dont tu reportes les notes)
Puis tu remplis les livrets (50 items fois 30 élèves, fais le calcul)
Et puis tu écris un petit mot en bas du dit livret,
Et comme tu es consciencieuse, tu y réfléchis en amont,
Tu te réveilles parfois la nuit
Tu es soucieuse parce que non, pour Simon, tu n’as pas trouvé LA formule assez encourageante…
Et que « Très bon travail » pour Sidonie, c’est trop sec.

Ensuite, il y a la fatigue physique,
Celle des élèves, qui te retournent ta classe, qui sont « dynamiques »,
Tu es durant un mois dans un bruit permanent,
Bon, ça ne change pas tellement de d’habitude mais en plus sonore

Mais le mois de Juin c’est aussi celui de la réunionite !
Le midi, le soir… TOUS les midis, TOUS les soirs…
Des bilans de classe, de coop, des conseils d’école,
Des répartitions des futures classes,
Où tu dois rester bien attentive,
Pour éviter de se ramasser la classe poubelle.
Pour que tout se passe dans la bonne humeur…

Et puis, au bout de dix mois,
Tu ne supportes plus la énième crise de celui qui te lance ses chaussures à la figure,
Celle qui chouine parce que son voisin lui a touché le bras,
Celui qui te répond 4 quand tu lui demandes le chiffre qui vient après le 2…

Et puis… Plus que un mardi.

Alors tu les regardes,
Et tu sais qu’ils ont fait du chemin.
Tu les vois écrire appliqués,
Manipuler les ateliers sans aide, avec plaisir,
Tu regardes celui qui levait à peine les yeux et qui sourit à un autre,
Tu t’émeus de voir celui qui doutais de tout et surtout de lui, poser la main sur le bras de sa voisine
Et l’entendre lui chuchoter « ne t’inquiète pas, tu vas y arriver ».
Tu as les yeux embrumés de te dire que ces 29 individus,
Tu les as vus grandir,
Tu t’es fâchée, tu as souri, tu les as accompagnés.
Tu connais des petits bouts de vie de chacun (si vous saviez ce qu’ils nous racontent…)
Tu sais que tu leur as laissé des petits bouts de toi (mes élèves disent à merveille « scrogneugneu »).

Alors, épuisée que tu es, tu te dis plus que un mardi et tu savoures chaque minute.
Et quand on te dit fin mai : « Allez, bientôt les vacances »,
Tu te tais et tu souris….

Pas de jolies couleurs dans le texte aujourd’hui,
Pardon, j’ai une expo et des classeurs à terminer !
Plus que un mardi…

Edit (Merci Anne) :

Fan de Jack un jour, fan de Jack toujours !! (son blog ici)



Mercredi ateliers autonomés #3

Voilà le meuble qui contient les ateliers :

Voici la suite des ateliers (cette fois, c’est avec un peu plus de bidouillage maison…) :


Coussins tactiles (d’après une idée de chez elle ici) : carrés de tissus 10 x 10 remplis de : pâtes, trombones, semoule, blé, noisettes, polystyrene, lentilles…)


Motricité fine : les écrous. Planche de contreplaqué doublée de moquette dessous, vis et écrous de différentes tailles.
Bon, là, j’ai un beau-père très bricoleur… Il en existe en plastique chez Nathan aussi…


Discrimination visuelle et motricité fine : pinces à linge en bois, rectangles avec nuanciers de couleur plastifiés, même nuancier plastifié et collé sur les pinces (trouvé en magasin de peinture)


Discrimination visuelle : la roue des couleurs. Nuancier de peinture collé sur rectangles de cagette.
Un classique chez Montessori. Il rend très joli MAIS je n’ai pas obtenu un véritable dégradé donc les élèves ne le comprennent pas et l’ont complètement délaissé… A refaire autrement donc.


Découvrir l’écrit : lecture des prénoms de la classe en capitales.
Travail sur « c’est moi le plus fort ». Photocopier la couverture sur du calque. Puis prendre les élèves en photo comme ci-dessous :

Les élèves écrivent ensuite leur prénom sous la photo.
L’atelier consiste à lire le prénom (le loup cache l’enfant qui est derrière et le calque laisse apparaître le prénom), on vérifie sa lecture en tournant le calque et en découvrant la photo.
Un des plus gros succès auprès des élèves et une véritable progression dans son utilisation (au départ, ils s’amusaient « juste » à tourner le calque, puis essai de lecture. Aujourd’hui, ils lisent tous les prénoms et s’auto-corrigent).

Je vous montrerai ceux que je mets en place pour la dernière période (et ceux que j’ai oubliés !) bientôt.


Lundi ateliers autonomés #2

Voilà les ateliers qui demandent un bidouillage simple
(papiers à imprimer et plastifier, bouchons et marqueurs…)

Motricité fine. De la pâte à modeler, des fiches modèles trouvées (plastifiées)
Si quelqu’un a un « truc » pour que la pâte à modeler ne durcisse pas… Les élèves s’échinent à mal fermer les pots… Je n’ai à ce jour pas de solution miracle ! A bon entendeur…


Phonologie. 4 paniers selon 4 voyelles. Images à classer selon la syllabe entendue dans le mot.
J’ai fabriqué ce jeu lorsque j’étais en CLIN (non francophones) avec des images sur CD-rom mais il est facilement rebidouillable avec des images de Phono. On trouve aussi avec d’autres sons ici.

Pour l’instant, le travail sur les syllabes simples est déjà laborieux pour les GS. Surtout en autonomie.


Découvrir l’écrit. Feuilles A4 où j’ai tracé le tour de bouchons de lait et écrit l’alphabet en capitales. Bouchons de lait (demandés en début d’année aux parents) avec lettre minuscule écrit au marqueur dessus et en capitales à l’intérieur (donc auto-correctif)


Découvrir l’écrit. Alphabet plastifié et lettres aimantées de la classe


Motricité fine. Trombones et rectangles en canson épais avec cases tracées.

Découvrir l’écrit. Semoule, bac carton couvercle de papier à photocopieuse, modèles lettres plastifiées, reliées par un morceau de laine. (Mon ATSEM qui balaie deux fois plus me déteste MAIS les élèves qui en ont mis beaucoup trop par terre apprennent eux aussi à balayer et ramasser, double apprentissage !!)

Numération. Bouchons récupérés auprès des parents. (bouchons eau bleus et bouchons lait verts), nombres écrits au marqueur.
A partir de Janvier, j’ai ajouté les nombres jusqu’à 50.


Mesure. Pailles plastiques de couleur de grande surface coupées au ciseau.

Numération. Tableau tracé sur une feuille A4 et plastifié, jeu de dominos acheté en quincaillerie (2-3€)

Et en pratique :